07 DéC 18 0 commentaire
Les jeunes patients de Guillaume-de-Varye conduisent eux-mêmes leur arrivée au bloc opératoire

Les jeunes patients de Guillaume-de-Varye conduisent eux-mêmes leur arrivée au bloc opératoire

Le Rotary club Bourges Avaricum a offert deux voiturettes qui s’ajoutent à celles de l’Hôpital Privé Guillaume-de-Varye. Les enfants vont ainsi au bloc opératoire sans stresser.

Il est à peine 8 h 40, lorsque Gabin, 6 ans, conduit la voiture électrique qui le transporte vers le bloc opératoire où il va subir une intervention chirurgicale. Le brancardier gère une télécommande.
Le trajet prend des airs de jeu alors que, pour les soignants, ce départ vers le bloc était auparavant plus strict, sur le traditionnel brancard, et plutôt stressant, tant pour le petit patient que pour ses
parents. Le stress, c’est constaté par tous, est largement atténué, voire annulé.
Le trajet n’est pas long, mais Gabin va utiliser deux petites voitures, l’entrée au bloc opératoire nécessitant l’utilisation d’un autre véhicule. Et si les enfants peuvent conduire eux-mêmes leur petite voiture, le rôle du brancardier a totalement changé : plus de brancard à pousser dans ce cas, mais la maîtrise d’une télécommande qui peut permettre de corriger une erreur de trajectoire ou de diriger directement la voiture.

Au premier étage de la clinique Guillaume-de-Varye, le service ambulatoire , dirigé par Marine Teixeira, vit ainsi en partie au rythme de ces déplacements qui, reconnaissent les soignants, prennent plus de temps qu’auparavant.

 

Un don du Rotary Bourges Avaricum
L’établissement compte quatre voitures, deux d’entre elles, proviennent d’un don du Rotary club Bourges Avaricum, à l’initiative de Claude Ybert quand, l’an dernier, elle en était la présidente ; les deux autres ont été achetées par l’établissement. Leur mise en place, il y a un mois environ, a entraîné une réorganisation du service. D’abord au niveau des déambulations, qui doivent tenir compte de cette circulation « automobile». Ensuite dans les manipulations qu’impose le passage dans une autre voiture respectant le milieu stérile du bloc. Enfin dans le rôle du brancardier qui s’occupe des enfants et doit faire en sorte que ce petit voyage ne ralentisse pas le rythme et le nombre des interventions chirurgicales.

 

Des voiturettes pour annuler le stress
Le changement est également important pour ce qui concerne la préparation des jeunes patients : les calmants qui leur  étaient administrés pour limiter leur stress sont désormais, dans la plupart des cas, totalement inutiles.
Et, ajoute Marine Teixeira, « les parents qui voient ainsi leur enfant détendu sont eux aussi moins stressés. Et c’est important car leur stress est communicatif. »
Nathalie Gruet, chef de bloc, souligne que la mise en service de ces petites voitures « a permis de diminuer l’anxiété au bloc. C’est un jeu pour l’enfant, ça permet de diminuer les médicaments. Et une meilleure communication s’instaure entre le soignant et l’enfant. Enfin, c’est une mise en sécurité par rapport au brancard car ça permet d’éviter tout risque de chute. »
Quant à Claude Ybert, elle souligne l’adhésion qu’elle a immédiatement obtenue des membres de son club car, souligne-t-elle, « c’était au bénéfice du soin des enfants ».

Extrait du Berry Républicain


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