16 OCT 18 0 commentaire
« Poursuivre la lutte contre la douleur »

« Poursuivre la lutte contre la douleur »

Les comités de lutte contre la douleur et les professionnels vont échanger, vendredi 19 octobre, alors que la Journée mondiale de lutte contre la douleur, aujourd’hui, rappelle qu’il faut encore poursuivre les efforts.

 

Charlotte Perrochon est infirmière référente douleur à l’hôpital privé Guillaume-de-Varye depuis un an. Charlotte est, également, présidente du Clud. « Je me suis toujours intéressée à la douleur. Sa prise en compte est indissociable de la qualité des soins dispensés au patient. »

Tous les établissements de santé doivent disposer de cette instance : un Clud, comité de lutte contre la douleur, a pour ambition sa prise en charge.

 

 

La charte du patient

La charte du patient hospitalisé stipule que « la dimension douloureuse, physique et psychologique de la prise en charge des personnes hospitalisées, ainsi que le soulagement de leur souffrance, constituent une préoccupation constante de tous les intervenants. Tout établissement doit se doter des moyens propres à organiser cette prise en charge. »

 

« Elle est souvent complexe, et il y a encore beaucoup de choses à apprendre », justifie le directeur, Éric Bordeaux Montrieux , saluant les initiatives de la référente. « Voilà dix ou quinze ans, on pensait que les bébés n’avaient pas mal ! On disait même que les prématurés naissaient sans souffrance. Heureusement, on est revenu sur ces affirmations », avance Charlotte Perrochon.

 

À son arrivée dans l’établissement, elle a commencé par établir les besoins,avec une équipe composée d’un référent par service, soit dix collègues. « Nous avons mis en place des échelles d’évaluation. Cela nous permet d’avoir une cohérence dans la prise en charge  », explique l’infirmière.

 

Très vite, la clinique a appliqué différents protocoles en fonction des problématiques. « Comme le Meopa. C’est un mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote. C’est une pratique à laquelle nous avons formé les équipes à partir de fin 2017. »

 

L’autre avancée dans le traitement est la pompe à morphine, qui, préalablement réglée par les soignants, va permettre au patient de se gérer, seul, sans risque de surdosage.

 

 

Hypnose, massage thérapeutique…

Mais pour vaincre la douleur, toutes les méthodes doivent être conjuguées. « C’est pour cela que les journées interclud sont précieuses. Ici, nous proposons de l’hypnose
ou des massages thérapeutiques. Je suis formée à ces deux disciplines. Je viens de suivre une formation en aromathérapie de confort et en yoga du rire, activités à mettre en application. »

 

Deux cents personnes sont inscrites à l’interclud, le 19 octobre, au palais d’Auron, à Bourges. Des ateliers de reiki, d’hypnose, d’aromathérapie et de réflexologie seront proposés, après les conférences qui évoqueront, par exemple, la prise en charge à domicile ou la douleur du membre fantôme. « Nous allons partager nos expériences, peut-être approfondir nos connaissances, découvrir une nouvelle façon d’appréhender le patient, trouver des thérapeutiques nouvelles. Nous avons encore à faire », avoue Charlotte Perrochon.

 

 

 

© Le Berry Républicain – Lundi 15 octobre 2018 – Laurence Javal


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